Autour de la thèmatique générale suivante : "Une nouvelles ambitions pour les musiques amplifiées/actuelles en Ile-de-France", les rencontres du Grand Zebrock des 6 et 7 novembre 1998 avaient pour objectif de "contribuer à ce que ces musiques et les pratiques qui leur sont liées prennent mieux rang dans la vie culturelle de notre région".
Ces fiches sont constituées de repères synthétiques concernant le contexte et la définition de l’activité, le descriptif des services et l’organisation, l’économie des services, les difficultés et les besoins en accompagnement. Une rubrique consacrée aux ressources disponibles permettra aux lecteurs d’aller plus loin.
Lors de sa création par Catherine Trautmann cette commission poursuivait deux objectifs : « Définir une politique globale, cohérente et spécifique pour les musiques actuelles » ; « Créer les conditions d’une solidarité professionnelle ».
Commission Paritaire Nationale Emploi Formation - Spectacle vivant
Afin d’améliorer le lien emploi/formation, les quatres axes, détaillés dans
le document, qui ont été retenus :
améliorer la visibilité sur l’économie de l’emploi
contribuer à structurer l’offre de formation professionnelle
favoriser l’évolution professionnelle des salariés
renforcer le fonctionnement des entreprises
Ce document ne traite pas spécifiquement des musiques actuelles mais offre
une idée des actions décidées par les partenaires sociaux dans le spectacle
vivant.
Etude-action réalisée par Flavie Van Colen pour la Fédurok et le Cry pour la musique (Centre de ressources yvelinois pour la musique). L’auteur y aborde notamment la place des populations, le rôle de la diffusion ; puis « la question des pratiques musicales amplifiées » (spécificité, formation, accompagnement) et le questionnement sur les lieux d’émergence de citoyenneté.
Evaluation des “externalités positives” d’une association de musiques actuelles (2003)
L’association de médiation culturelle lilloise Rif a confié à l’Institut supérieur de l’action sociale, l’étude des impacts sociaux, économiques et culturels du projet +2Bass sur ses publics. Un groupe de six étudiants s’est réuni afin d’évaluer les actions menées et formuler une série de préconisations tendant à les parfaire. La finalité de cette étude était de rendre compte de l’utilité tant sociale que culturelle du projet. En adaptant ces actions au territoire, l’association Rif s’évertue à impliquer un réseau de partenaires tout en répondant aux besoins et demandes des publics. Son fondement philosophique, qui est aussi sa finalité, est l’accès à la culture pour tous. En ce sens, Rif se retrouve médiateur entre la démocratisation et la démocratie culturelles.
Voici des éléments de réflexion proposés par le Gemap (Groupement des Entrepreneurs de Musiques Actuelles et Populaires) sur le cadre législatif et les modalités de gestion de la pratique amateur (codification, espaces d’accueil, transparence, structuration territoriale...).
Au-delà des problématiques esthétiques qui opposeraient musique savante écrite à musique populaire orale et produits d’une industrie musicale de masse à œuvres d’art, l’histoire des musiques amplifiées révèle la constitution d’un champ culturel complexe marqué par les révolutions industrielles de la fin du XIXe et du XXe siècle. L’évolution des musiques amplifiées, en effet, est en grande partie liée aux conditions économiques de production et de diffusion qui se mettent progressivement en place (Industrie du disque, supports (du cylindre au disque laser), médias (radio, télé, Internet...), technologie (enregistrement, amplification...), distribution). Economiquement dominé par quelques majors, l’industrie du disque évolue vers toujours plus de concentration du capital et d’externalisation du travail (sous-traitance).
Guides repères sur des activités de musiques actuelles (2005)
L’association Opale - Culture & Proximité, en collaboration avec des fédérations culturelles, a rédigé pour l’Avise (Agence de valorisation des initiatives socio-économiques) des guides repères sur des activités culturelles. Parmi ces guides, deux concernent les musiques actuelles : « le lieu de musiques actuelles et amplifiées » et « le studio de répétition en musiques actuelles et amplifiées ». Ces guides ont vocation à présenter de façon complète l’activité et un paragraphe traite des publics.
La place des usagers dans les processus de décisions publics
Un ouvrage de CALLON Michel, Pierre LASCOUMES et Yannick BARTHE. Agir dans un
monde incertain. Essai sur la démocratie représentative. 2001. Paris, Seuil.
Le(s) public(s). Politiques publiques et équipements culturels (2003)
Un colloque a été organisé par le Département des études et de la prospective (Ministère de la culture et de la communication) et l’OFCE, en novembre 2002. Son titre : « Le(s) public(s). Politiques publiques et équipements culturels ». Les contributions des nombreux chercheurs qui ont participé à ce colloque sont disponibles sur le site ci-dessous.
La Sacem à chargé TNS Sofrès de réaliser une étude sur le rapport entre les français et la musique. Histoire de "nourrir une réflexion sur l’importance et le rôle de la musique dans la société française"... et de rappeler, sans le dire, que l’attachement à la création musicale à un prix.
Le groupe Orfeo, constitué de différentes personnalités du secteur culturel, a été mandaté par le Commissariat Général du Plan pour émettre un point de vue prospectif sur l’intervention de l’Etat en matière culturelle au regard des évolutions de la société contemporaine. Un changement de posture de l’Etat est profilé dans ce premier texte d’Orfeo.
"Agen, octobre 1995. Plus de trois cent cinquante personnes participent aux premières rencontres nationales « Politiques publiques & musiques amplifiées », organisées à l’initiative de la région Aquitaine, par l’Adem-Florida et le Groupe d’étude sur les musiques amplifiées. Inimaginable il y a quelques années, une telle manifestation montre qu’une nouvelle étape dans l’histoire de ces musiques et dans celle des politiques culturelles publiques est engagée depuis le début des années quatre-vingt dix. Ce livre s’appuie sur la richesse et la diversité des contributions et des échanges de ces trois journées. Au travers de six chapitres, il présente sous forme de débats et d’analyses, des témoignages, des expériences et des éléments de réflexion sur les enjeux des musiques amplifiées."...
Publics et politiques des musiques actuelles (2003)
Dans ce texte disponible sur le site du ministère de la Culture (lien ci-dessous), le sociologue Philippe TEILLET met à mal certains clichés sur le public des concerts e musiques actuelles/amplifiées. Il montre que ces musiques ne s’adressent pas qu’à une population jeune et étudiante. Les trois quarts des spectateurs auraient entre 20 et 30 ans, mais pour certaines esthétiques - le jazz ou le blues par exemple - les plus de 30 ans sont fortement représentés. De surcroît, il apparaît que la majorité des Français âgés de 15 à 24 ans plébiscitent les variétés nationales ou internationales, qui ne sont justement pas diffusées dans les lieux de concerts associatifs. Ainsi, « le secteur travaille moins pour la diffusion des productions culturelles préférées des jeunes que pour un ensemble de productions artistiques conçues souvent par opposition aux goûts dominants des jeunes générations et, surtout, aux stratégies des grands groupes de l’industrie culturelle ».
Dans ce rapport, la Fédération Internationale de l’Industrie Phonographique (IFPI), en partenariat avec le SNEP, analyse comment l’offre légale de musique en ligne s’est développée dans le monde entier et en France.
« Le défi majeur de l’industrie phonographique ces dernières années a été de rendre la musique en ligne plus facile à acheter qu’à voler. En ce début d’année 2005, tandis que la musique numérique légale quitte le marché de niche sur lequel elle était alors cantonnée pour accéder au rang des biens de consommation courante, cette ambition devient une réalité.
Comme en atteste ce rapport, l’année 2004 aura vu se produire un véritable bouleversement du paysage de la musique numérique. Et ce marché devrait également enregistrer une croissance rapide en 2005.
Voici quelques-uns des points clé examinés dans ce rapport :
Les maisons de disques ont numérisé et concédé sous licence plus d’un million de titres.
Le nombre de plateformes légales de services en ligne sur lesquels les consommateurs peuvent acheter de la musique a quadruplé.
Les sites légaux tels que iTunes et Napster ont désormais acquis une notoriété mondiale.
Le marché du téléchargement légal de musique enregistre une progression exponentielle.
Pour la première fois cette année, les maisons de disques ont dégagé des revenus substantiels de la vente de musique en ligne.
Les ventes de musique en ligne pourraient représenter jusqu’à 25% des ventes totales d’ici cinq ans.
L’attitude des consommateurs évolue.
Les sites légaux de musique en ligne ont accompli ce que certains pensaient être inimaginable il y a seulement un an : ils ont démontré qu’ils pouvaient rivaliser avec les alternatives gratuites illégales. La musique en ligne a aujourd’hui une valeur incroyablement intéressante pour le consommateur : en Europe, pour 99 cents (le prix d’un ticket de metro ou d’un soda), vous pouvez désormais télécharger un morceau de musique que vous pourrez conserver toute votre vie. Tous ceux qui invoquaient l’absence d’alternative légale de distribution numérique, pour justifier la pratique du piratage, n’ont désormais plus aucune excuse. »
John Kennedy, PDG de l’IFPI. Introduction au Rapport sur la musique en ligne 2005.
Rapport sur le marché de la musique enregistrée (CD audio et DVD musical) 2004
Publié par L’Observatoire de la musique, le rapport annuel 2004 sur le marché du support musical (CD audio, productions phonographiques issues des émissions de la télé-réalité et DVD musical), comprend :
Une analyse plus détaillée par genres.
Un état des lieux de l’offre numérisée.
Les ventes réelles de la distribution au consommateur final.
Sondage IPSOS / ADAMI : les internautes et le téléchargement
L’Adami a confié à IPSOS la réalisation d’un sondage sur le téléchargement et les échanges gratuits de fichiers auprès d’un échantillon d’internautes. Les résultats de l’enquête montrent notamment que les internautes, comme le propose l’Adami, sont prêts à payer une redevance sur l’abonnement aux fournisseurs d’accès Internet.