Aujourd’hui, au regard de sa déjà longue histoire et de son importance culturelle, le rock en France, dans ses plus larges composantes, est en droit de se doter d’un véritable lieu/outil pédagogique et patrimonial à l’échelle nationale.
Certes la Cité de la musique et son Musée de la musique (Paris) proposent, par à coup, des cycles de conférences, d’expositions, mais celles-ci, pour ne prendre que cet exemple, s’inscrivent d’abord dans une démarche de prestige, réduisant ainsi les musiques amplifiées à quelques grandes figures du rock anglo-saxon.
Pour louables qu’elles soient, ces démarches que l’on peut retrouver à des degrés moindres aux quatre coins de notre territoire ne répondent que partiellement et de manière éparpillée aux besoins grandissant des divers acteurs du secteur des musiques amplifiées et plus généralement de ceux qui font de ces musiques un sujet d’étude, un vecteur de passion ou un support pédagogique, etc.
À l’heure, où la fermeture du Musée des arts et traditions populaires et son possible exil ( ?) marseillais vient nous rappeler qu’en matière de valorisation de la culture, du patrimoine et des pratiques populaires, les politiques publiques en France manquent singulièrement d’ambition et de suite dans les idées, il n’est pas interdit de rêver à un lieu unique, où dans une muséographie adaptée, les musiques amplifiées en France pourraient enfin trouver leur place.
Lieu pédagogique et patrimoniale d’échange, de recherche, de découverte et de valorisation, il offrirait enfin ce support visible dont notre culture à tant besoin en concrétisant un vieux rêve montpelliérain de 20 ans... déjà.
Ricardo