« ...hiver 2004, Rennes. Place Saint Anne, jeudi soir : CRS, canon à eau, décrets préfectoraux. Fête : tolérance zéro. Tout est fait pour réprimer le moindre écart. Depuis quelques années déjà Rennes a vu disparaître un à un les lieux de rassemblements festifs souvent associés à une diffusion musicale et à un public jeune : cafés-concerts, lieux alternatifs, discothèques et bars de nuits à portée des bourses les moins pourvues...Nous sommes aujourd’hui quelques-uns, musiciens, militants associatifs, citoyens, étudiants, acteurs culturels, jeunes et moins jeunes, à penser que l’esprit de fête, notamment dans ses aspects les plus fantaisistes et anticonformistes, est progressivement banni d’une société devenue intolérante et obsédée par la défense de sa tranquillité et de ses nouvelles valeurs morales. Nous nous inquiétons de cette situation... »
Ainsi étaient présentés les premiers Etats Généraux de la Fête, qui ont eu lieu à Rennes les 14 et 15 mai 2005, dont l’objectif était de permettre au plus grand nombre de s’exprimer sur le thème de la fête, de confronter cette parole publique à l’analyse de chercheurs et de sociologues puis de restituer ces échanges lors de forums ouverts à tous.
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