À portée de notes : musiques et mémoire
Actes du colloque (Grenoble, 14 - 15 octobre 2003)
Coédition FFCB / ARALD / Bibliothèques municipales de Grenoble, 2004
Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel
2003, UNESCO
Pour plus d’information, ICI
le patrimoine culturel immatériel, les enjeux, les problématiques, les pratiques
N°620 de la revue Internationale de l’imaginaire
Patrimoine et société
J.-Y. Andrieux, Rennes, PUF, 1998
La notion de patrimoine
J.-P. Babelon, et A. Chastel, Paris, Lana Levi,1994
Mélodie Séditieusement Transmissible : La constitution d’un patrimoine sonore dans l’industrie phonographique à l’heure des NTIC
Benjamin Goldenstein, Mémoire Dess Développement culturel et direction de projet.
Arsec/Université Lumière Lyon 2, 2004, 75p.
« Puiser à la source du droit d’auteur »
Par Valérie-Laure BENABOU, pp. 3-109.
La Revue Internationale du Droit d’Auteur (RIDA), N° 192, avril 2002
« Petite histoire des batailles du droit d’auteur »
Anne LATOURNERIE, in. Multitude, n° 5, mai 2001.
« Copyleft : une nouvelle forme de droit d’auteur à l’époque de l’Open Source ? »
Philippe AMBLARD, Libre disposition sur le site de recherche « Hypernietzsche », octobre 2000
Retrouvez le texte ICI
Ouvrages généraux :
Alain Berenboom, Le nouveau droit d’auteur, Bruxelles, De Boeck & Larcier, 2005, 512 p.
Stéphanie CHOISY, Le Domaine public en droit d’auteur, Paris, LITEC, 2002, 289 p.
Michel MULLER (rapporteur), Les Droits d’auteur, Conseil Economique et Social, rapport présenté au nom de la section cadre de vie par Michel MULLER, Paris, 23 juin 2004, 177 p.
Michel RAUTENBERG, La Rupture patrimoniale, A la croisée, 2003, 173 p.
Dominique SAGOT-DUVAUROUX, La Propriété intellectuelle, c’est le vol ! Le débat sur le droit d’auteur au milieu du XIXème siècle, Introduction à l’ouvrage La Majorats littéraires de Proudhon et autres textes choisis et présentés par D. Sagot-Duvauroux, Les Presses du Réel, 2002.
Mémoires de l’administration Frémeaux & Associés : Disponibles au téléchargement
- Mémoire vert sur la diffusion du patrimoine sonore lié au domaine public, février 2002, 21 p.
- Mémoire bleu sur la diversité culturelle, Mars 2002, 14 p.
- Mémoire mauve sur le patrimoine sonore, 2004-2005, 8 p.
Nourriture de l’esprit
Bulletin des bibliothèques de France 2004 - Paris, t. 49, n° 6, p. 42-50. Dossier : Liberté de l’information, Anne-Marie Bertrand
- Car le sujet, d’évidence, dépasse de loin la question de la musique (enregistrée, copiée, « piratée »). La question est celle de l’équilibre entre le droit des auteurs et le droit du public. Comme le dit très bien Daniel Kaplan, délégué général de la FING (Fondation Internet nouvelle génération) : « La protection financière et morale des auteurs était incontestablement un progrès il y a quatre siècles, un facteur de développement de la création et de la liberté d’expression. Ceci n’est pas en cause. Ce qui l’est, c’est l’équilibre actuel entre les droits des auteurs (et de ceux qui les représentent) et ceux du public. Car il existe aussi un droit du public, théorisé depuis l’origine du droit d’auteur : celui d’accéder à l’information et la connaissance ; de s’appuyer sur les créations des autres pour les critiquer, les citer ou nourrir son propre travail créatif ; de partager un espace culturel commun. La facilité d’accès aux œuvres contribue à l’éducation, à la liberté d’expression, à la création de demain, au lien social. Or nous assistons depuis près de 20 ans à l’extension et au durcissement continu de la protection de la propriété intellectuelle, tant aux États-Unis qu’en Europe. La propriété intellectuelle couvre de plus en plus de productions et de personnes. Elle s’allonge dans le temps à mesure que Mickey approche du domaine public. Enfin, elle se durcit : les exceptions habituellement reconnues, parfois de manière différente selon les pays - copie privée, courte citation, enseignement et recherche... -, sont remises en cause les unes après les autres. » in Daniel Kaplan, « Musique, numérique, propriété et échange : 8 millions de délinquants ? », op. cit.
Musique, numérique, propriété et échange : 8 millions de délinquants ?
- Pour Daniel Kaplan, délégué général de la Fing, la question posée par l’échange de fichiers en P2P n’est pas de savoir si celui-ci réduit les ventes de disques (la réponse est oui), mais plutôt de comprendre "Pourquoi des millions de personnes qui n’iraient jamais voler dans un magasin s’adonnent-ils en ligne à une pratique qu’ils savent illégale, malgré tous les inconvénients, malgré les risques ? Et surtout, pourquoi le font-ils en toute bonne conscience ? Il doit y avoir autre chose que la filouterie tapie en chacun de nous. Pour que 8 millions de Français se transforment joyeusement, voire fièrement en délinquants, il faut sûrement qu’ils aient quelque chose à exprimer !"
Les hypothèses auxquelles il vous convie à réfléchir avec lui, dans ce long article à télécharger sont les suivantes : et si l’explosion de la copie illégale était l’enfant caché (et peut-être monstrueux) du marketing musical et des dérives du droit d’auteur ? Et si, plus profondément, celle-ci traduisait-elle un changement de fond dans la manière de "consommer" une œuvre, une transformation - engagée depuis longtemps - du public en acteur, voire parfois en co-auteur ?
Face aux défis du présent, la sauvegarde des sites crée une illusion de sereine pérennité. Le patrimoine en conserve.
Par Henri-Pierre JEUDY, Libération du 16 septembre 2005