Organisée par la Fédurok et Opale-Culture et proximité
Il s’est agit de présenter aux participants, de manière didactique, une vision réaliste de notre économie et des comportements socio-économiques.
En replaçant le principe de marché comme élément dominant mais non-exclusif, cette conférence a proposé une lecture plus fidèle et moins dogmatique de l’économie contemporaine.
D’autres principes interviennent au même titre que le marché et se traduisent notamment par des formes d’échanges non-marchands et non-monétaires, qui sont très souvent occultés des débats publics malgré leur enracinement dans le quotidien.
L’objectif a été de prendre conscience que nous sommes dans une économie « plurielle » avec plusieurs logiques qui cohabitent, s’opposent, s’influencent et peuvent très bien s’inscrire au sein d’une même filière, comme le montre l’étude du secteur des musiques actuelles.
En effet, autour du développement des artistes cohabitent des processus industriels d’accumulation capitaliste et une multitude d’initiatives privées, commerciales ou non lucratives, souvent sous forme de micro-structures.
Le secteur illustre très bien les difficultés du marché à prendre en charge l’ensemble de l’activité, ainsi que les dangers d’une simplification de ses réalités par une approche strictement libérale.
La notion d’économie plurielle permet par exemple d’expliquer la présence et la survie de formes d’entrepreneuriat non-lucratif, qui remettent en question les cloisonnements traditionnels entre initiative économique et logique d’accumulation.
Le conférencier principal a été Jean-Louis Laville, sociologue, professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), titulaire de la chaire « Relations de service » et codirecteur du LISE : Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (CNRS-CNAM, Paris).